Chaque soir à 11 heures, Malika Ferdjoukh

51nHBrBhE5L._SX318_BO1,204,203,200_Willa est une adolescente qui fait partie des filles que les garçons ne voient pas (ou presque). Elle est habituée à frayer avec la jeunesse riche et assez superficielle des beaux quartiers de la capitale, et notamment avec Fran. Un jour, les yeux de Iago, le frère de Fran, se posent sur Willa et les deux adolescents commencent à se fréquenter. Mais, lors d’une fête, cette dernière rencontre Edern, un jeune homme bizarre au passé tourmenté, qui lui propose d’accompagner sa jeune soeur au saxophone. Willa accepte et découvre une grande maison, dissimulée dans une impasse, qui semble cacher bien des secrets…

Je dois vous avouer que j’avais quelques appréhensions quant à ce roman. J’ai d’abord lu l’adaptation en BD, adaptation que j’ai adorée et qui m’a donné envie de découvrir le livre. Cependant, quand j’ai découvert la couverture de l’oeuvre originale, j’ai réfléchi. Longuement réfléchit même. Une couverture rose et étiquetée « Amour » ? Très peu pour moi. Finalement, j’ai tout de même craqué et j’ai bien fait, puisque comme dans la BD, il s’agit d’une sorte de thriller romanesque.

Enfin, Chaque soir à 11 heures, c’est même plus que cela : Malika Ferdjoukh se fait une joie de jouer avec les genres, de les mélanger. Ce roman est à la fois une histoire sentimentale, policière, psychologique, dramatique, humoristique, etc. Les personnages sont intelligents, attachants, pleins d’humour et cultivés. Les références culturelles ne manquent pas ! Les prénoms sont étranges, rares : Wilhelmina, Iago, Isebelle, Edern, Rosemonde et j’en passe. Et puis, l’héroïne, Willa, est géniale : loin des nunuches que nous avons l’habitude de rencontrer, cette jeune fille/femme est drôle, curieuse, sérieuse, intelligente, etc.

L’intrigue nous emporte rapidement et nous mène dans Paris, à travers ses ruelles, son métro, un hôtel particulier, des appartements plus ou moins glauques/cosy, une maison mystérieuse, … Nous suivons Willa, ses interrogations, ses tourments et surtout les nombreuses aventures qui jalonnent sa vie depuis qu’elle a rencontré Edern et sa famille. Le seul petit bémol de ce roman est peut-être le pêle-mêle des situations, qui peut paraître excessif. Encore que, cela ne m’a pas dérangé plus que ça.

Au final, ce roman fut un coup de coeur. J’ai adoré l’ambiance dans laquelle Malika Ferdjoukh nous plonge, d’autant plus que ce livre est parsemé d’humour et de références culturelles.

Ornements

Willa Ayre s’est classée dans la catégorie des filles que les garçons ne voient jamais, des insignifiantes, des petits chats caustiques mais frileux. Iago, lui, attire tous les regards. Il est le garçon dont rêvent toutes les filles du lycée.

Dès la rentrée, Iago pose les yeux sur Willa et la choisit. Mais à une fête, Willa rencontre le bizarre et ténébreux Edern. Dès lors, sa vie prend une tournure étrange. De la grande maison obscure cachée au fond de l’impasse, la jeune fille doit découvrir les secrets, sonder son coeur, et faire un choix…

Editions : Flammarion ♦ Collection : Emotions ♦ Date de parution : 7 septembre 2011 ♦ Nombre de pages : 402 p. ♦ Prix : 13€

Ornement 1

484

Malika Ferdjoukh, née en Algérie, a travaillé dans un hôpital pour enfants avant de se lancer dans l’écriture. Elle a écrit de nombreux livres pour enfants, mais pas seulement. En effet, elle a également publié des nouvelles et des romans d’amour qu’elle signe de plusieurs pseudonymes. Ses romans sont traduits en une dizaine de langues, dont le japonais, l’allemand, l’espagnol et l’italien. Plusieurs de ses romans, dont Chaque soir à 11 heures, ont été adapté en bande dessinée.

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6 commentaires sur « Chaque soir à 11 heures, Malika Ferdjoukh »

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