Les films et l’époque Victorienne

Terry Fan
Terry Fan

Après avoir rédigé un article vous proposant quelques romans de l’époque victorienne, je vous propose quelques films qui prennent place durant cette même période ou des oeuvres résultants de la littérature victorienne. Films ou adaptations, certains sont de meilleure qualité que d’autres, mais je vous laisse seul juge pour vous faire votre avis. Pour les adaptations, je vous en propose parfois plusieurs… Lire la suite de « Les films et l’époque Victorienne »

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Littérature victorienne

Sir Edward John Poynter - "An Evening at Home"
Sir Edward John Poynter – « An Evening at Home »

J’adore l’Histoire et notamment celle de France et d’Angleterre. C’est ce que je connais le mieux bien que j’aime l’Histoire en général. Et, j’affectionne tout particulièrement l’époque victorienne. L’époque victorienne au Royaume-Uni marque l’apogée de la révolution industrielle britannique. C’est aussi une époque de grandes avancées dans bien des domaines. Et puis, ce sont les années de règne de la Reine Victoria qui hérita d’un empire houleux en 1837, à l’âge de 18 ans, et gouverna jusqu’en 1901. Mais je ne fais pas cet article pour vous parler de tout cela. J’aimerai plutôt vous présenter quelques auteurs de l’époque victorienne… Pourquoi ? Parce que, comme je l’ai dit, j’aime beaucoup cette période et que j’aimerai vous faire découvrir ces auteurs. Moi-même je ne les ai pas encore tous découvert mais je compte bien remédier à cela petit à petit.

La littérature victorienne suit celle de l’époque romantique. Le romantisme cède progressivement la place au réalisme, avec l’évolution des mœurs et des relations sociales.  Et, tandis que la poésie était prédominante, l’époque victorienne privilégie le genre littéraire du roman…

 

Charles Dickens (1812-1870)

Auteur de romans populaires, Dickens s’est fait le peintre de Londres au début de l’ère industrielle. Dans ses récits, il revient sans cesse sur les thèmes qui le préoccupent, notamment la dénonciation du capitalisme.

 

William Makepeace Thackeray (1811-1863)

Connu pour ses œuvres satiriques prenant pour cible la classe moyenne britannique, William Thackerey prend pour sujet d’étude les classes moyennes et supérieures et montre une grande subtilité dans la description de ses personnages.

 

Elizabeth Gaskell (1810-1865)

Redécouverte, elle se range aujourd’hui parmi les romanciers britanniques les plus considérés de l’ère victorienne. Elle a écrit dans des genres très différents : des nouvelles de type gothique (ghost stories), des romans industriels ou des chroniques de la vie de province. Ses écrits offre une critique de l’ère victorienne et particulièrement de la place des femmes.

 

Anthony Trollope (1815-1882)

C’est l’un des romanciers britanniques les plus célèbres et prolifiques de l’époque victorienne. Ses romans ont pour thème des sujets politiques, financiers et sociaux de son époque. Il a toujours été un romancier populaire et il fut remarqué dès son époque pour sa remarquable vision et sa sensibilité aux problèmes causés par la position des femmes dans la société victorienne.

 

Les sœurs Brontë : Charlotte (1816-1855), Emily (1818-1848) et Anne (1820-1849)

Si Emily est la plus connue aujourd’hui pour Les Hauts de Hurlevent, son roman ne fut pas bien accueilli à sa sortie au contraire de Jane Eyre de Charlotte dont le succès fut immédiat. Quant à Anne, auteur de La Dame du manoir de Wildfell Hall, elle dû subir le retournement de nombreux piliers et critiques de la société lorsqu’on appris que l’auteur de ce roman n’était autre qu’une femme. Les trois soeurs renouent avec le romantisme et le gothique tout en abordant des thèmes plus modernes.

 

Thomas Hardy (1840-1928)

Poète et romancier, il se considérait lui-même d’abord comme un poète, n’écrivant des romans que pour gagner sa vie. Ses personnages luttent en vain contre leurs passions et leur destin et il a notamment influencé D. H. Lawrence (L’Amand de Lady Chatterley).

 

Robert Louis Stevenson (1850-1894)

Romancier anti-réaliste qui privilégie l’efficacité du récit au réalisme. Il procède à la multiplication des narrateurs, donc des points de vue.

 

Oscar Wilde (1854-1900)

Wilde s’oppose au naturalisme et au réalisme. C’est un dramaturge mais aussi un poète. Son seul roman est Le Portrait de Dorian Gray et, si ce récit déclencha une tempête de protestations parmi les critiques anglais, la plupart des critiques lui reconnaissaient néanmoins « de l’intelligence, de l’art et du style». Pour lui, seule l’esthétique de l’oeuvre compte, en-dehors de toute considération morale.

 

Sans oublier : Georg Eliot, Wilkie Collins, Rudyard Kipling, Robert Browning, Joseph Conrad et quelques autres…