La soeur du Roi, Alexandra de Broca

Le plus terrible lorsque nous commençons ce roman, c’est que nous en connaissons la fin : Elisabeth, soeur de Louis XVI, sera guillotinée le 10 mai 1794. Pourtant, nous prenons un réel plaisir à découvrir ce qu’Alexandra de Brocas a à nous confier sur la vie de la Dauphine. Lire la suite de « La soeur du Roi, Alexandra de Broca »

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La Belle Sauvage, Philip Pullman

Malcolm est un adolescent curieux, généreux et volontaire. Ses parents sont les propriétaires de La Truite, une auberge qui voit passer de nombreux visiteurs. En plus de les aider quotidiennement, Malcolm se rend régulièrement dans la Godstow Abbey. Là-bas, il participe aux tâches journalières et parle avec les soeurs. Quand ces dernières accueillent un bébé, Lyra, tout juste âgé de six mois, Malcolm s’interroge, d’autant que des clients semblent s’intéresser à cette enfant. Petit à petit, il apprend des choses sur Lyra même si de nombreux mystères entourent encore sa présence au couvent. Il découvre aussi l’existence de la Poussière et des aléthiomètres, et se retrouve, un peu malgré lui, mêlé à un affrontement entre extrémisme religieux et liberté de penser. C’est ainsi que lui et Alice, une adolescente au caractère bien trempé, vont devoir fuir à bord de La Belle Sauvage pour protéger Lyra. Mais la nature ne leur facilite pas les choses car elle est déchaînée et hostile. Lire la suite de « La Belle Sauvage, Philip Pullman »

Héros secondaires, S.G. Browne

Lloyd et ses amis sont de gentils losers mais aussi des cobayes professionnels. Malgré les risques d’effets secondaires – nausées, migraines, convulsions, diarrhées, et j’en passe – ils testent des médicaments contre rémunération car cette activité est plutôt lucrative et ne demande pas trop d’efforts. Entre deux tests de médicaments, ils se réunissent autour d’un verre, d’une partie de poker ou d’échecs. Parfois, ils jouent à « Hé, doc’, c’est quoi ce médoc ? » comme on jouerait à « Pierre, papier, ciseau ». Lire la suite de « Héros secondaires, S.G. Browne »

Paranoïa, Melissa Bellevigne

Je vous livre ici mon avis sur les deux tomes de la série Paranoïa. Je n’en dévoile pas plus que les résumés des deux romans, mais sachez qu’il s’agit bien d’un avis sur la duologie de Melissa Bellevigne et qu’il est alors possible que cela en dévoile trop.

Lisa Hernest, psychiatre reconnue, est appelée à l’institut Saint-Vincent pour s’occuper d’un cas complexe. Sa nouvelle patiente, Judy Desforêt, est internée pour paranoïa et hallucination. S’il ne s’agissait que de cela, Lisa n’aurait pas été contactée et ses convictions n’auraient pas été ébranlées. Mais Judy est enceinte de cinq mois et met la vie de son enfant en danger en refusant de s’alimenter. Petit à petit, Lisa parvient à faire parler sa patiente et découvre son agression, son viol, sa quête de racines familiales, mais aussi l’existence d’un certain Alwyn, un homme qui la suit comme son ombre depuis son enfance. Lire la suite de « Paranoïa, Melissa Bellevigne »

Alien : la sortie des profondeurs, Tim Lebbon

La saga Alien, lancée par Ridley Scott, fait partie des références en science-fiction. Est-il possible de prolonger l’expérience ? De retrouver l’ambiance des films ? Eh bien oui ! Grâce à cette version audio, nous nous retrouvons parfaitement immergés dans l’histoire. Lire la suite de « Alien : la sortie des profondeurs, Tim Lebbon »

Le club des pendus, Tony Parsons

Dans le Londres contemporain, quelques individus décident de faire justice eux-mêmes en rétablissant la peine capitale. Leur modèle ? Le célèbre bourreau anglais Albert Pierrepoint qui officia dans de nombreuses pendaisons durant le XXème siècle. Comme lui, les membres de l’étrange club pendent leurs victimes. Afin de punir ceux qui ont échappé au système judiciaire, ils ne se contentent pas de les exécuter discrètement : ils diffusent les vidéos de chaque sentence avant de se débarrasser des corps. Scrupuleux de respecter la loi et de la faire respecter, l’enquêteur Max Wolfe se lance sur les traces de ces nouveaux bourreaux. Pourtant, cette enquête et d’autres évènements mettent à mal sa propre vision de la justice.

Un roman policier riche en dialogues qui puise sa force non pas dans la profondeur de ses personnages ni dans la difficulté de l’enquête, mais dans l’interrogation sous-jacente : quelle est la légitimité de la justice ? Est-elle vraiment là où nous le croyons ? Quand la réponse de la justice n’est pas à la hauteur du crime commis, peut-on condamner soi-même le coupable ?

Le club des pendus n’apporte pas forcément de réponse, mais interroge avec justesse la société et la justice.


Editions : De la Martinière  ♦ Traduit de l’anglais par : Anne Renon ♦ Collection : Littérature ♦ Date de parution : 21 septembre 2017 ♦ Nombre de pages : 336 p. ♦ Prix : 21,00€ ♦ Présentation de l’éditeur

Les livres de toutes les réponses sauf une, Manon Fargetton

Le jour de la rentrée, Bérénice ne se fait pas d’illusion : comme toujours, elle fera l’objet de la curiosité des autres, voire de leurs moqueries, car il est difficile de s’intégrer au collège quand on s’appelle Bérénice Lamort. Pourtant, l’adolescente se fait rapidement des amis. D’abord, il y Pandora Hurlevent qui fait sa première rentrée. Ensuite, il y a Lazare Vago, un jeune homme androgyne qui a su s’imposer. Ces trois adolescents, aux origines sociales très différentes, se lient d’amitié, deviennent inséparables et font de leurs différences une force. Ainsi, ils se confient leurs secrets, leurs espoirs et leurs failles. Cependant, Pandora met à mal l’amitié du trio lorsqu’elle mêle Bérénice à un secret familial. L’adolescente, en mal de réponses, est confrontée à sa plus grande blessure et éprouve des difficultés à accepter les réponses d’un livre qui répond à ses questions… sauf lorsqu’elles commencent par « pourquoi ».

Les livres de toutes les réponses sauf une mêle vie quotidienne et fantastique par le biais d’un livre qui répond aux questions qui lui sont posées. Ce roman, teinté de magie et de mystère, aborde également des thématiques contemporaines telles que l’orientation professionnelle et sexuelle, l’amitié, le harcèlement mais aussi l’héritage familial.

A mettre entre les mains des jeunes lecteurs !

Merci aux Editions Rageot pour l’envoi de ce roman !


Editions : Rageot ♦ Collection : Littérature française ♦ Date de parution : 24 août 2017 ♦ Nombre de pages : 288 p. ♦ Prix : 19,00€ ♦ Âge : A partir de 11 ans ♦ Présentation de l’éditeur

Les complicités involontaires, Nathalie Bauer

Corinne est psychiatre. Quand Zoé arrive dans son cabinet, la quinquagénaire reconnaît une ancienne amie. Alors que Corinne désire l’adresser à un confrère pour ne pas enfreindre les règles de la profession, Zoé lui avoue souffrir d’amnésie. Faisant fi du bon sens, la psychiatre accède finalement à la demande de sa patiente et ignore leur passé commun. C’est l’occasion pour elle de se replonger dans son propre passé, d’analyser sa vie et ses déceptions. Lire la suite de « Les complicités involontaires, Nathalie Bauer »

Ma reine, Jean-Baptiste Andrea

Shell est différent des autres enfants et ne parvient pas à trouver sa place. Un jour, il décide de partir faire la guerre afin d’échapper à son destin et de prouver qu’il peut devenir un homme. Mais là où il va, la guerre n’est pas là. A la place, il nous entraîne dans son monde, dans sa vérité. Rêve ou réalité ? Quoi qu’il en soit, Shell rencontre la belle Viviane. Il en fait sa reine, mais le temps passe et les deux amis grandissent…

Un récit très cinématographique et tout en douceur. Il est, sans nul doute poétique, et aurait pu être poignant. Pourtant il n’en est rien, car si l’auteur parvient à éviter les mièvreries, l’ensemble laisse une sensation de froideur, de distance.

Présentation de l’éditeur

Rien n’est foutu, Anne-Marie Gaignard

Ils s’appellent Jean-François, Amina ou Raphaël. Ils vont encore à l’école ou travaillent depuis longtemps. L’un est dys devenu prof, l’autre à des lacunes en orthographe mais écrit des sketchs. Leur point commun ? Ils sont des « cabossés du français » et ils en souffrent. Souvent, ils ont connu des parents et des enseignants impuissants ou démunis. Ils ont été humiliés, incompris, étiquetés « cancres » et ont finis par baisser les bras. Dégoûtés, ils sont nombreux à avoir abandonné leurs études pour exercer des métiers manuels. Un jour, ils ont croisé le chemin d’Anne-Marie Gaignard. Elle les a écoutés, elle les a aidés et leur a montré que Rien n’est foutu. Petit à petit, ils ont retrouvé la force de se battre contre leurs lacunes jusqu’à retrouver l’envie de s’exprimer à l’écrit.

Avec ce livre, Anne-Marie Gaignard nous parle des histoires des « cabossés du français » qu’elle a aidés. En partageant son expérience mais aussi les témoignages de ceux qu’elle a rencontrés, elle nous livre un message d’espoir et nous apprend à être indulgents. Et si, le collègue, l’ami ou le frère qui fait tant d’erreurs, est en fait un « cabossé du français » ? Et si nous jugions trop vite au lieu d’aider celui qui n’ose pas avouer ses lacunes ?

Merci aux Editions Le Robert pour l’envoi de ce livre !

Présentation de l’éditeur