Le syndrome de la vitre étoilée, Sophie Adriansen

Après dix ans de vie commune, naît le désir d’enfant. Mais pour Stéphanie et Guillaume, il s’agit du début d’un combat. Ce couple né d’un amour de vacance, ce couple qui a résisté au temps qui passe, résistera-t-il au désir d’enfant et à ce ventre désespérément vide ?

Le syndrome de la vitre étoilée est un roman sur le désir d’enfant et les difficultés qu’il est possible de rencontrer dans cette quête du Graal. A travers Stéphanie, Sophie Adriansen met en lumière les questionnements et les inquiétudes d’une jeune femme qui ne parvient pas à enfanter. Qu’a-t-elle fait pour mettre en danger ses chances d’avoir un enfant ? Est-ce Guillaume qui a un problème ? Est-ce de sa faute si Guillaume ne peut avoir d’enfant ? Est-ce que leurs habitudes sont mauvaises ? Ont-elles impacté sur leur capacité à se reproduire ? Les consultations chez le gynéco s’enchaînent, les spécialistes font leur apparition, les conseils sont plus ou moins bienveillants, les reproches naissent, le personnel médical se montre désinvolte, la femme est déshumaniser, infantiliser par le corps médical, la pression sociale s’intensifie, les habitudes changent, le désir se transforme. L’obsession s’est installée dans le quotidien de Stéphanie et Guillaume.

Un roman qui parle du désir d’enfant, de l’obsession d’enfanter avec justesse quand les difficultés apparaissent. Les personnages, le couple, évoluent au fil des pages, au fil des déceptions, car Stéphanie doit surtout se concentrer sur elle-même. Est-elle cette femme qui se plie face aux pressions sociales ? Entre souvenir et vie quotidienne, la jeune femme s’interroge, prend conscience qu’elle se fait plus de mal que de bien et découvre le pouvoir d’être libre, le pouvoir de l’affranchissement.

Pour être femme, faut-il être mère à tout prix ? Comment peut-on s’affranchir de cette pression sociale qui veut que, lorsqu’on est en couple depuis des années, on doit faire un enfant ? Sans apporter de réelles réponses, Sophie Adriansen aborde le sujet avec justesse et modernité.

Ornements

9782265115682« – Alors, cette soirée ?
Je n’ose pas regarder Guillaume.
– Maeva est enceinte.
Mon ventre à moi n’est gonflé que de bière. Fausse, de surcroît. »

Un garçon, une fille, dix ans de vie commune. De cette équation parfaite naît le désir d’enfant. Puis les difficultés arrivent. Le désir se transforme. Le garçon et la fille aussi. Un couple sur cinq connaît des difficultés pour avoir un enfant.
Derrière cette proportion, combien d’autres statistiques ? De formules intrusives ? De conseils « bienveillants » ? De boîtes de tampons ? De pieds dans les étriers ? D’amis auxquels on ment ? De bouteilles éclusées ? Combien de pensées magiques pour conjurer le sort et cette foutue proportion ?
Voilà des questions – des obsessions – que la narratrice de ce roman tente d’éclairer sous un jour nouveau en découpant sa pensée comme on range la commode de son adolescence.

Editions : Fleuve  Date de parution : 25 août 2016 ♦ Pages : 352 pages ♦ Prix : 19,50€

Ornement 1

Sophie AdriansenSophie Adriansen écrit par tous les vents depuis longtemps, du long et du court. Elle anime des ateliers d’écriture en milieu scolaire. Elle tient depuis 2009 le blog Sophielit, finaliste du PrixELLE 2011, anime des discussions autour des livres et collabore à plusieurs sites littéraires. Formée à l’écriture cinématographique à la Fémis, elle écrit actuellement le scénario librement adapté de son roman Quand nous serons frère et sœur. (Source)

 

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4 commentaires sur « Le syndrome de la vitre étoilée, Sophie Adriansen »

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