City on Fire, Garth Risk Hallberg

Mercer est un jeune enseignant noir qui rêve d’écrire un grand roman. William, son compagnon, est un artiste accro l’héro, ex-leader d’un groupe mais aussi riche héritier de la famille Hamilton-Sweeney. Sa soeur, Regan, vit quelques ennuis conjugaux et tente de tenir les rennes de l’entreprise familiale alors que le procès de son père approche. Charlie est un adolescent paumé et amoureux de Samantha. Grâce à elle, il rencontre Nicki Chaos, une jeune punk, lors d’un concert. Pendant ce temps, Samantha va retrouver Keith, son amant et le mari de Regan. Dans cette galerie de personnages, il y a aussi un journaliste opportuniste, un galeriste et mentor de William, un commissaire adjoint, ou encore le père de Samantha, artificier dont les affaires déclinent. Mais, à la vieille de l’année 1977, la jeune Samantha se retrouve dans le coma. Tentative de meurtre ou simple accident ? Quoi qu’il en soit, c’est autour de ce fait divers, a priori banal, que s’articule le récit dans New York violent des années 1970. Chacun a son histoire, mais chacun finira par croiser le chemin des autres, alors que rien ne les prédestinait à se rencontrer. Quelque chose les relie et leur destin ne va pas cesser de se mêler jusqu’au black-out du 13 juillet 1977.

Il est impossible que vous n’ayez pas entendu parler de City on Fire de Garth Risk Hallberg, ce pavé de près de mille pages. Ce premier roman a déjà fait beaucoup parler de lui outre-Atlantique, les Editions Plon sont très fières de cette sortie et on nous promet « un grand roman éblouissant » (The New York Times). Alors qu’en est-il ?

Avec City on Fire, Garth Risk Hallberg nous fait suivre toute une galerie de personnages, tous très différents mais tous en rupture. Leur analyse, entre passé et présent, est fine. Ils nous émeuvent, nous agacent et nous intriguent. New York, personnage à part entière, est particulièrement bien décrit. Nous le découvrons décadent, violant, en pleine ébullition, sur le point de sombrer dans le chaos. On entend la colère qui gronde et les jeunes lui font écho. En opposition, il y a la haute société qui souhaite garder la main, même si pour cela il est nécessaire de nouer des alliances douteuses. Véritable fresque sociale, City on Fire décortique le moindre sentiment, le moindre ressentiment, les fractures sociales.

L’écriture, très visuelle, est intense, dense mais fluide, voire lyrique. Ce livre nous capture et nous entraîne dans les pas des personnages, dans les rues de New York. Rien ne nous est épargné en cette période de révolte. Sexe, drogue, alcool, complots financiers, racisme, homosexualité, tensions familiales, musiques sont autant d’ingrédient qui forment le récit. Seul bémol : City on Fire souffre de quelques longueurs, heureusement rapidement éclipsées par le tourbillon des multiples vies qui se croisent et par le black-out de juillet 1977 avec qui a plongé New York dans le chaos. Un récit efficace !

Merci aux Editions Plon qui m’ont permis de découvrir ce roman !

Ornements

978225922819031 décembre 1976. New York se prépare pour le réveillon. Chez les Hamilton-Sweeney, Felicia accueille financiers et mondains tandis qu’à l’autre bout de la ville, dans le Lower East Side, Charlie attend Samantha pour assister à un concert punk. À quelques encablures de là, dans Hell’s Kitchen, Mercer Goodman tourne et retourne un délicat carton d’invitation. Et s’il se rendait à la réception des Hamilton-Sweeney pour retrouver Regan, cette soeur que William, son amant, lui a toujours cachée ? Pourquoi ne pas saisir l’occasion d’en apprendre plus sur lui, l’ancien leader du groupe punk Ex Post Facto ? Bientôt, des coups de feu retentissent dans Central Park. Une ombre s’écroule dans la neige.
Qu’est-ce qui peut bien relier ces personnages à ce drame ? Alors que rien ne les prédestinait à se rencontrer, leurs histoires ne vont cesser de se croiser et de s’entremêler jusqu’au blackout du 13 juillet 1977. Une immense coupure de courant plonge alors New York dans le noir. Leurs vies en seront bouleversées à jamais…
City on Fire est une ode à New York, un roman flamboyant et inoubliable sur l’amour, la trahison et le pardon, sur l’art, la vérité et le rock, et sur cette interrogation : qu’est-ce qui rend la vie digne d’être vécue ?

Editions : Plon ♦ Collection : Feux croisés ♦ Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par : Elisabeth Peellaert Date de parution : janvier 2016 ♦ Nombre de pages : 992 p. ♦ Prix : 23,90€

Ornement 1

Garth-Risk-Hallberg-Mark-Vessey-9979Garth Risk Hallberg est un écrivain américain. City on Fire est son premier roman et a déjà fait parlé beaucoup de lui : le manuscrit a été acheté 2 millions de dollars aux États-Unis, par l’éditeur Knopf en novembre 2013, avant même qu’il soit achevé.

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10 commentaires sur « City on Fire, Garth Risk Hallberg »

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