Anonyme est la mort & La mort est anonyme, Thierry De Greef

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Anonyme est la mort et La mort est anonyme sont deux romans noirs qui se lisent en miroir. Dans l’un nous découvrons le point de vue d’une victime, dans l’autre celui d’un meurtrier.

Tout commence avec Suicide-SOS, un centre qui est à l’écoute de personnes qui souffrent, voire qui pensent sérieusement au suicide. Sylvain, avec quelques bénévoles, y travaille, surtout la nuit et écoute chacun de ses interlocuteurs. Bien qu’il lui arrive de reconnaître une voix dès les premiers soupirs, l’anonymat est de rigueur. Personne ne connaît le prénom de l’autre. Un jour, un homme téléphone et c’est le déclencheur d’une multitude de nouveaux appels. Que veut-il exactement ? Sylvain, comme le lecteur, ne le sait pas. L’anonyme est intelligent et sait des choses. Peu à peu, une relation s’installe entre les deux hommes, les deux anonymes, mais Sylvain ne se doute pas que, dès le premier appel, il est devenu une victime, une proie. Mais de quoi est-il victime ? Ou coupable ?

Le premier livre m’a laissé quelque peu perplexe. Le lecteur suit Sylvain, psychologue à Suicide-SOS. Nous comprenons plus ou moins ce qui se passe, sans pour autant en connaître les enjeux. En effet, nous n’avons pas tous les éléments en main, ce qui crée du suspense et avive la curiosité. Le côté psychologique se ressent tout de même et l’oppression exercée sur Sylvain monte crescendo. La fin laisse le lecteur sur sa faim, ce qui permet d’enchaîner avec le deuxième livre. Le deuxième tome m’a plus convaincu puisqu’il permet décidément au lecteur de mieux comprendre certaines choses. L’auteur nous propose de découvrir le coupable (mais coupable de quoi au juste ?), l’anonyme qui appelle sans cesse Suicide-SOS. Finalement, les deux livres s’articulent parfaitement et se complètent.

En ce qui concerne le style de Thierry de Greef, nous sentons le travail d’écriture et j’ai aimé la richesse du vocabulaire qui n’a en rien gêné ma compréhension. Cependant, je pense que l’on ressent l’origine belgo-canadienne de l’auteur et que cela peut être assez déconcertant, du moins au début. Enfin, en ce qui me concerne, cela m’a un peu dérouté au début puisque je n’en ai pas l’habitude. Le seul aspect négatif que je relèverais est le suivant : les personnages manquent un peu de teneur. Nous connaissons la situation des personnages, mais nous ne savons pas grand-chose de leur passé. En savoir plus aurait sans doute apporté quelques explications aux questions restées sans réponses.

J’ai donc été heureuse de découvrir ces deux livres, ces « deux » histoires que nous découvrons l’une après l’autre et qui fonctionnent en miroir. L’idée est vraiment intéressante et la mécanique fonctionne bien.

Merci aux Editions du Panthéon pour l’envoie de ces deux livres !

Sans titre 1

Un roman noir en deux livres, une histoire en miroir, une mécanique oppressante.

Editions : du Panthéon ♦ Date de parution : 19 juin 2015 ♦ Nombre de pages : 178 p. et 166 p. ♦ Prix : 12,80€

Ornement 1

tn8223_54afe0ce97e58Thierry De Greef est un auteur belgo-canadien qui vit à Montréal. « Il écrit et dessine depuis toujours, et place audacieusement la création artistique au cœur de sa réflexion. Après Le chemin d’Heming, sa première pièce de théâtre, il déploie tout son talent et son imagination dans un thriller inattendu et déstabilisant. » (Editions du Panthéon)

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2 commentaires sur « Anonyme est la mort & La mort est anonyme, Thierry De Greef »

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