Les films et l’époque Victorienne

Terry Fan
Terry Fan

Après avoir rédigé un article vous proposant quelques romans de l’époque victorienne, je vous propose quelques films qui prennent place durant cette même période ou des oeuvres résultants de la littérature victorienne. Films ou adaptations, certains sont de meilleure qualité que d’autres, mais je vous laisse seul juge pour vous faire votre avis. Pour les adaptations, je vous en propose parfois plusieurs…

 

La Dame de Windsor, réalisé par John Madden

Profondément affectée depuis la mort de son mari, le prince consort Albert, la reine porte le deuil, évite les apparitions publiques et se désintéresse de la vie politique. Son secrétaire particulier, son médecin et ses dames de compagnie la ménagent mais ne parviennent pas à la tirer de son isolement. Le secrétaire fait venir au château de Windsor un palefrenier de feu le prince, dont le dévouement vis-à-vis de ce dernier est connu de la reine. Très vite, le franc-parler et la rudesse de John Brown plaisent à Victoria, peu habituée à ces entorses au protocole. De son côté, le serviteur est sensible à l’amitié que lui témoigne la souveraine. Ils font ensemble de longues promenades à cheval sur le domaine de Balmoral, où la Cour a déménagé. Peu à peu, Brown s’investit au-delà de sa charge et veille personnellement à la sécurité de la reine. L’influence qu’il a sur elle fait naître la rumeur, au point qu’on la surnomme « Mrs. Brown ».

 

Victoria : les jeunes années d’une reine, réalisé par Jean-Marc Vallée

La reine Victoria fut l’une des souveraines les plus importantes du monde. Son tempérament, sa vision et sa personnalité hors norme en ont fait une souveraine d’exception et une femme extraordinaire. Elle monta sur le trône d’Angleterre à l’âge de 18 ans. Le film nous plonge au coeur d’un fascinant destin qui, des premières années chaotiques à sa légendaire histoire d’amour, devint une saga inégalée.

Elephant Man, réalisé par David Lynch

Londres, 1884. Le chirurgien Frederick Treves découvre un homme complètement défiguré et difforme, devenu une attraction de foire. John Merrick,  » le monstre « , doit son nom de Elephant Man au terrible accident que subit sa mère. Alors enceinte de quelques mois, elle est renversée par un éléphant. Impressionné par de telles difformités, le Dr. Treves achète Merrick, l’arrachant ainsi à la violence de son propriétaire, et à l’humiliation quotidienne d’être mis en spectacle. Le chirurgien pense alors que  » le monstre  » est un idiot congénital. Il découvre rapidement en Merrick un homme meurtri, intelligent et doté d’une grande sensibilité.

From Hell, réalisé par Albert et Allen Hughes

En 1888, à Londres, dans les rues mal famées du quartier de Whitechapel, un tueur en série, surnommé Jack l’Eventreur, rôde. D’une étonnante précision, ce mystérieux personnage éventre, la nuit tombée, des prostituées.
C’est ici qu’entre en scène l’inspecteur Fred Abberline. Cet agent de Scotland Yard comprend rapidement que ces crimes procèdent d’une mise en scène élaborée et supposent un « doigté » d’artiste, un sang-froid à toute épreuve et de solides connaissances en anatomie. Le policier, intuitif et visionnaire, dresse patiemment le profil de ce meurtrier hors normes et parvient à gagner la confiance de Mary Kelly, une jeune prostituée. Celle-ci va l’aider à résoudre cette périlleuse enquête.

Wolfman, réalisé par Joe Johnston

Lawrence Talbot est un aristocrate torturé que la disparition de son frère force à revenir au domaine familial. Contraint de se rapprocher à nouveau de son père, Talbot se lance à la recherche de son frère…et se découvre une terrible destinée.

L’enfance de Lawrence Talbot prit fin à la mort de sa mère. Ayant quitté le paisible hameau de Blackmoor, il a passé plusieurs décennies à essayer d’oublier. Mais, sous les suppliques de la fiancée de son frère, Gwen Conliffe, il revient à Blackmoor pour l’aider à retrouver l’homme qu’elle aime. Il y apprend qu’une créature brutale et assoiffée de sang s’affère à décimer les villageois et que Aberline, un inspecteur soupçonneux de Scotland Yard, est là pour mener l’enquête.

Réunissant petit à petit les pièces du puzzle sanglant, Talbot découvre une malédiction ancestrale qui transforme ses victimes en loups-garous les nuits de pleine lune. Pour mettre fin au massacre et protéger la femme dont il est tombé amoureux, il doit anéantir la créature macabre qui rôde dans les forêts encerclant Blackmoor. Alors qu’il traque la bête infernale, cet homme hanté par le passé va découvrir une part de lui-même qu’il n’aurait jamais soupçonnée.

 

La vie privée de Sherlock Holmes, réalisé par Billy Wilder

Dans leur appartement de Baker Street, Holmes et Watson voient arriver une jeune veuve sauvée des eaux de la Tamise. Se nommant Gabrielle Valladon, cette dernière semble amnésique mais va vite retrouver la mémoire. Le fin limier et son équipier vont être entrainés dans une enquête hors du commun, où ils croiseront Mycroft Holmes, le frère de Sherlock, la reine Victoria et le monstre du Loch Ness.

Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street, réalisé par Tim Burton

Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s’évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l’infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, Lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie Lovett. Celle-ci l’informe que Lucy se donna la mort après avoir été violée par Turpin.

Lorsque son flamboyant rival Pirelli menace de le démasquer, Sweeney est contraint de l’égorger. L’astucieuse Mme Lovett vole à son secours : pour le débarrasser de l’encombrant cadavre, elle lui propose d’en faire de la chair à pâté, ce qui relancera du même coup ses propres affaires.

Sweeney découvre que Turpin a maintenant des visées sur Johanna, qu’il séquestre avec la complicité de son âme damnée, le Bailli Bamford. L’adolescente a attiré les regards d’un jeune marin, Anthony, celui-là même qui avait sauvé Sweeney lors de son évasion. Amoureux fou de la jeune innocente, Anthony se promet de l’épouser après l’avoir arrachée à Turpin.

Pendant ce temps, le quartier de Fleet Street s’est entiché des « tartes » très spéciales de Mme Lovett, et celle-ci se prend à rêver d’une nouvelle vie, respectable et bourgeoise, avec Sweeney pour époux et Toby, l’ancien assistant de Pirelli, comme fils adoptif. Mais Sweeney est bien décidé à mener à terme sa vengeance, quel qu’en soit le coût…

 

La dame en noir, réalisé par James Watkins

Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée. Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse femme en noir qui hante les lieux et s’approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars…

Le Portrait de Dorian Gray, réalisé par Oliver Parker

Le jeune Dorian Gray accepte d’être le modèle du célèbre peintre Lord Henry Wotton. Celui-ci persuade le jeune homme de vendre son âme en échange d’une jeunesse éternelle. Dorian Gray ne vieillit plus, et ne souffre plus des affres du temps, mais le tableau le représentant révèle progressivement sa véritable nature…

 

Les Hauts de Hurlevent, réalisé par Peter Kosminsky

A la fin du XVIIIe siècle, Heathcliff, un jeune garçon sans le sou, est adopté par un gentilhomme du nom de Earnshaw. Le domaine familial, « Les Hauts de Hurlevent », accueille ainsi cet enfant adopté qui suscite des sentiments différents : son frère Hindley le déteste et sa soeur Cathy en tombe amoureuse – sentiments réciproques. Malheureusement, à la mort du patriarche, Heathcliff est traité comme un moins que rien par Hindley. Quant à Cathy, elle accepte un mariage de raison avec un homme ennuyeux, Edgar Linton…

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4 commentaires sur « Les films et l’époque Victorienne »

  1. Ou la la, ça ne va pas arranger ma PAV (pile à voir) ! J’ai envie de voir « Victoria : les jeunes années d’une reine » depuis un bon moment ; « Elephant man » je connais de nom mais je ne l’ai jamais vu autrement. Je n’ai même pas vu l’adaptation du « Portrait de Dorian Gray » ! En fait, je n’ai vu aucun des films (honte à moi, j’étudie le cinéma !). J’aime bien l’époque victorienne donc je vais noter tout cela avec soin :-))

    Aimé par 1 personne

    1. J’ai beaucoup aimé « Victoria : les jeunes années d’une reine », mais, comme dit, j’ai insérer dans cette liste des films/adaptations de plus ou moins bonne qualité. Et, pour ma part, je n’ai pas trouvé cette adaptation du « Portrait de Dorian Gray » très réussie. Au contraire, je n’ai pas aimé du tout tant au niveau adaptation qu’au niveau de la technique.

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