« Eco » (trilogie) de Guillaume Bianco et Jérémie Almanza

« Approchez braves gens, pour entendre l’histoire, Cette sombre litanie, qui vogue dans ma mémoire. Soyez donc attentifs, prêtez-moi une oreille, Vous entendrez un conte, à nul autre pareil. Eco n’a pas dix ans, son visage est bien blême, Mais c’est la vie pourtant, qui coule dans ses veines. Une triste circonstance, par une nuit de démence, Changera à jamais sa paisible existence. La fable est déplaisante, faites à votre guise, Sachez que toutefois, pleurer n’est pas de mise… »

Editions : Soleil ♦ Collection : Métamorphose

 Eco, fille unique des Schaklebott, riches couturiers, est délaissée par ses parents qui ne vivent que pour leur métier. Un soir, les couturiers, débordés se souviennent qu’ils ont une fille et lui confient une mission : livrer chez le ministre trois sublimes poupées de coton… Mais, sur la route, Eco et son chauffeur croisent la route de la Princesse des Nuages, vêtue de haillons. La petite fille la prend en pitié et lui offre les trois poupées en échange de quoi elle reçoit un bulbe de cactus, un cocon de ver à soie, un morceau de silex et une petite noix. Un geste généreux et honorable qui pourtant signera le début de ses ennuis…

Avec cette BD, qui ressemble plus à un album, j’ai découvert la plume de Guillaume Bianco et les illustrations de Jérémie Almanza. Les deux hommes nous plongent dans un univers onirique et sombre mais magnifique. J’ai adoré les illustrations, dans tes tons roses et orangés sur fond très sombre, encore plus que le texte. C’est exactement le genre de dessin que j’affectionne.

Le texte, quant à lui, m’a quelque peu déconcerté. L’histoire débute comme un conte et la référence constante au conte populaire Jack et le haricot magique nous place en terrain connu car comme Jack, Eco croit aux promesses de la gitane en haillons. Les chapitres s’enchaînent et la lecture semble alors confortable et même très banal. Pourtant, comme l’indique le texte, « un drame effroyable se produisit », ce qui nous plonge dans une tout autre histoire. Eco se découvre un corps d’adolescente…

Tout commence donc comme un conte horrifique classique, un enfant, des parents inattentifs et cruels et une faute, une seule et énorme faute qui fera de cet enfant un martyr. Un conte des plus banals en apparence. Cependant, on découvre vite que ce n’est pas le cas : Eco prend rapidement un virage surprenant en abordant des thèmes inhabituels. Finalement nous sommes dans un conte sur le passage de l’enfance à l’adolescence, de l’adolescence à l’âge adulte, etc.

Eco, qui ne connaît rien à la vie, elle se pense victime d’une malédiction, ne sachant pas que la vie équivaut à grandir, découvrir, perdre et vieillir. En même temps, c’est un album qui parle d’amitié à travers les « personnages » de Diogène, d’Épictète, de Socrate et d’Ésope. Bianco et Almansza nous font entrer dans un récit fantastique mais possédant un thème qui nous concerne tous…

En conclusion, bien que le changement de direction du texte soit déconcertant, cette trilogie est une magnifique découverte. Ce sont des ouvrages qui se lisent très bien aux enfants, lorsqu’ils atteignent l’adolescence, pour les informer des transformations de leur corps.

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3 commentaires sur « « Eco » (trilogie) de Guillaume Bianco et Jérémie Almanza »

    1. L’histoire est vraiment sympa et je ne comprends pas pourquoi on parle de BD pour cette trilogie. La présentation du livre fait plus album que BD… si tu en as l’occasion, j’espère que tu le feuillettera 🙂

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