« Charlotte » de David Foenkinos

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Editions : Gallimard  Collection : Collection blanche ♦ Date de parution : 21 août 2014 ♦ Nombres de pages : 224 p.  Prix : 18,50 €

Je dois avouer que je ne comptais pas lire ce roman. J’aime beaucoup la plume de David Foenkinos, mais ce livre ne me tentait. Bizarrement, même la curiosité de découvrir Charlotte Salomon, que je ne connaissais pas du tout, ne m’a pas séduite. Surement car j’en ai assez de lire des ouvrages sur l’extermination des juifs et la période nazie en Allemagne. Après Si c’est un homme de Primo Levy, Le journal d’Anne Franck et plus récemment Kinderzimmer de Valentine Goby et La décision de Britta Bölher qui, même s’il traite plutôt d’une courte période de la vie de Thomas Mann, il est bien question de cette sombre période qu’a connu l’Allemagne. Je ne cite que ceux-là, mais il y en a bien d’autres qui traitent, avec plus ou moins de dureté et de réalisme, ce sujet.

De plus il y avait la forme de ce roman, entre prose et vers, qui me rebutait quelque peu. Ce retour systématique à la ligne à chaque fin de phrase n’allait-il pas donner un style « haché » ou robotique au roman ? Bref, finalement après avoir lu plusieurs avis, après avoir échangé avec d’autre lecteur et surtout après avoir entendue David Foenkinos parler de son livre dans La Grande Librairie j’ai changé d’avis : je voulais découvrir ce roman.

Charlotte est un roman sur une artiste morte à Auschwitz : Charlotte Salomon. Cette jeune juive, tuée brutalement à l’âge de 26 ans, alors qu’elle était enceinte, était une artiste-peintre juive et allemande… David Foenkinos retrace l’existence tragique de Charlotte, née dans une famille aisée mais meurtrie par une série de deuils, de son enfance à sa mort à Auschwitz, en 1943. Le récit est ponctué de passage où David Foenkinos prend la parole et raconte sa découverte de Charlotte Salomon. Dans ses irruptions, il met en scène son enquête dans les rues de Berlin et dans le sud de la France où la jeune femme s’était réfugiée en 1939…

David Foenkinos retrace donc le destin tragique de Charlotte Salomon sous la forme d’un poème en prose. Je pensais que cette forme particulière allait me déranger mais ça n’a pas été le cas : j’ai été charmé par le style, à la fois subtil et sensible. C’est avec plaisir que je me suis laissée emporter par ce roman aux phrases courtes, ce qui lui procure un rythme inédit. David Foenkinos nous fait découvrir une artiste et, bien que je ne sois pas fascinée comme lui par son travail, j’ai été ravie d’en apprendre plus sur cette jeune femme.

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