« La relieuse du gué » d’Anne Delaflotte Mehdevi

9782330019648

Mathilde délaisse une carrière prometteuse de diplomate pour ouvrir un atelier de reliure dans un village de Dordogne.

Cuirs, fibres de bois, feuilles d’or et pigments accompagnent désormais le quotidien de la jeune femme qui restaure avec passion et minutie les ouvrages qu’on lui confie. Un matin, alors que la pluie bat le pavé de la ruelle, un visiteur franchit le seuil de l’atelier. Un homme d’une beauté renversante et enveloppé d’un parfum de fougère et de terre fraîche. Celui-ci lui remet un livre ancien pour restauration, et disparaît.

« Un bon relieur est quelqu’un qui ne lit pas », disait le grand-père de Mathilde. Et pourtant, comment résister à la tentation de plonger dans ce mystérieux ouvrage relié à l’allemande, offrant des dessins représentant un fanum, antique lieu de culte gallo-romain, et dissimulant dans sa reliure une liste de noms à l’origine inconnue ? Cadencé par les vers de Cyrano de Bergerac, La relieuse du gué est un roman façonné pour tous les amoureux du livre.

Editions : Babel ♦ Date de parution : juin 2013 ♦ Nombres de pages : 288 p. ♦ Prix : 8,70 €

Mon avis :

Après un début de carrière, à Paris, dans la diplomatie, Mathilde a choisi de renouer avec le métier de son grand-père et de quitter son fiancé. A Montlaudun, une petite ville de Dordogne, dans une ruelle préservée du tumulte, elle s’installe dans un atelier de reliure. Les affaires démarrent tranquillement entre un métier qui la passionne et bons et mauvais voisinages. Mathilde s’installe donc dans sa nouvelle vie rythmée par son travail, les visites matinales d’André le boulanger et ses promenades vers le gué.

Un matin d’orage, un mystérieux inconnu lui apporte un ouvrage en lui demandant de le restaurer pour la semaine suivante. Elle accepte. Cependant, elle apprend le lendemain que son a été retrouvé, sans vie. Elle décide alors de mener l’enquête afin de savoir qui était ce mystérieux jeune homme et d’où venait le livre qui contient de belles aquarelles et une série de noms…

L’auteur nous raconte une histoire agréable, agrémentée de personnages attachants sur une toile de fond plaisante : celle d’un village, de son histoire et de ses artisans. Anne Delaflotte Mehdevi donne vie au métier de relieuse en le décrivant avec précision et passion, puisqu’elle a elle-même exercée le métier. De plus, tandis que Mathilde progresse dans son enquête grâce à son art de la restauration, une intrigue au romantisme délicat se dessine.

L’histoire est toute simple, mais pleine de mystères et de rebondissements. Il y est question de livres, d’amitié et même d’amour, de choix de vie, de transmission et de souvenirs. On suit Mathilde avec plaisir, notamment lorsqu’elle est dans son atelier son atelier où l’on assiste au minutieux et patient travail de reliure. Le tout est écrit dans un style fluide, délicat et poétique.

Un très beau roman, qui se lit avec beaucoup de plaisir et qui permet de découvrir un métier peu connu.

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2 commentaires sur « « La relieuse du gué » d’Anne Delaflotte Mehdevi »

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