« De fièvre et de sang » de Sire Cédric

9782842283735

Editions : Le Pré aux clercs

Collection : Thriller

Date de parution : 18 mars 2010

446 pages

Prix : 18 €

Résumé :
Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang. Elle sait qu’elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n’est rien en comparaison de la peur panique qui s’est emparée d’elle…
Le commandant Vauvert mène l’enquête en compagnie d’une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors-norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d’elle une redoutable traqueuse de l’ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d’un tueur en série qu’ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang. S’agit-il d’une réincarnation, d’un spectre, d’un homme, d’une femme, d’une créature d’un autre monde ?
Suspense, angoisse, horreur, sensations étranges, crise de démence, folie meurtrière, rite satanique…

 

Mon avis : 

Après L’enfant des Cimetière, nous voici plongés dans un thriller fantastique très bien mené. Le livre s’ouvre sur une jeune fille nue et attachée sur un matelas, couverte de sang et persuadée que sa fin est proche. Mais, heureusement pour elle, le commandant Vauvert et sa collègue, la profileuse albinos Eva Svärta ne tardent pas à intervenir et la sauvent d’une mort vraiment… atroce. Les deux tueurs en série – les frères Salaville – sont mis hors d’état de nuire par les deux policiers. L’histoire pourrait très bien en rester là, mais, c’est le début du livre donc nous comprenons que c’est loin d’être terminer… En effet, un an plus tard, la police parisienne retrouve le corps de deux femmes. Elles ont été, comme les victimes des frères Salaville, étrangement mutilées (plus de visage, de nombreuses coupures sur le corps,…). Eva Svärta se retrouve sur l’affaire, accompagnée de ses collègues Leroy et Deveraux. Vauvert, qui entendant parler de ces nouveaux faits, retourne sur le lieu des crimes où il tombe sur des déjections animales, de sang frais,… et, sur des loups au pelage sombre et aux yeux rouges. Il brave alors les interdits administratifs et monte dans la capitale, pour donner un coup de main à l’équipe de la profileuse. De son côté, Eva Svärta comprend vite que le procédé du tueur se base sur un rituel déjà employé il y a bien longtemps… Mais, la jeune femme disparaît… Ses heures sont comptées, ses collègues doivent démêler le vrai du faux rapidement et la sortir des griffes de cet assassin ! Est-ce un nouvel assassin ? Qui est-il ? Pourquoi fait-il cela ? Ou ce cache-t-il ? Pourquoi est-il sur Paris ? …

Tout démarre donc sur les chapeaux de roue avec un rythme vraiment efficace. Inutile de tenter de résister : nous sommes immédiatement embarqué dans cette aventure. Bon, Sire Cédric fait un peu durer les choses à un moment donné et nous avons l’impression de stagner. En effet, les fics piétines, nous tournons en rond mais cela ne fais qu’augmenter le suspense et notre envie d’en savoir plus. L’enquête se déroule seulement sur quelques jours, le rythme est haletant, nous sentons l’urgence. Certains chapitres indiquent le lieu et l’heure ce qui nous fait aussi vivre l’urgence. Nous avons parfois l’impression d’entendre le tic tac d’une horloge, le temps qui s’écoule sans que nous puissions le stopper. Une fois le livre commencé, nous ne pouvons que le terminer : nous tournons les pages, avide de connaître la fin.

Le récit est divisé en six grandes parties aux titres aussi mystérieux qu’explicites. Les chapitres sont courts, tout comme les paragraphes ce qui fait que les chapitres défilent et nous aurions presque le vertige. Les révélations se trouvent là où il le faut, toujours au bon moment. Nous voulons à tous pris mettre un nom sur le visage du tueur, comprendre d’où sorte ces loups étranges, pourquoi les miroirs sont brisés,… Nous ne nous ennuyons pas avec cette lecture même si, arrivés au trois quarts de ce livre, nous avons enfin un nom à placer sur ce mystérieux tueur en série. En effet, l’intrigue n’est pas terminée : nous repartons aussitôt pour une sorte de course contre la montre car Eva se trouve toujours en danger. Nous nous demandons aussi quand est-ce qu’elle se terminera et surtout comment.

Pour parler des personnages : nous retrouvons le commandant Alexandre Vauvert ce qui est agréable. Fidèle à lui même, il écoute son instinct. On en sait peu sur lui dans ce livre. J’ai aussi pu apprécier la profileuse albinos : Eva Svärta. Elle a un profile peu courant : profileuse et albinos ! Ce n’est donc pas du déjà vue et revue… Cela lui confère une aura particulière. Ensuite, comme tout bon flic de thriller, Eva Svärta traîne sont passé, douloureux, sans y échapper. Et, comme Vauvert, elle se laisse guider par son instinct et elle est plutôt têtue. Elle est fragile, courageuse. Ensuite, comme dans chaque livre, il y a une histoire d’amour, aussi minime soit-elle. Donc, Vauvert est amoureux d’Eva et bien sûre nous le comprenons assez tôt. Il y a aussi le lieutenant (Erwan) Leroy qui est un personnage sympathique et bien sûre, il faut toujours un flic méchant, insupportable qui nous donne envie de le frapper. Ici, c’est Deveraux.

Je n’ai rien spécial à dire sur la plume de Sire Cédric mis à part qu’une fois encore, je me trouvai sous le charme bien qu’il y ait quelques répétitions. Après, peut-être que je n’ai pas remarqué d’autre défaut car j’étais vraiment embarquée dans ce livre, dans cette histoire. Les phrases sont courtes tout comme, je l’ai déjà dit plus haut, les paragraphes mais, c’est percutant.

Un livre où le sang et la peur sont présents et vous suivent jusqu’au dernier mot. Parfois, nous avons même le goût du sang dans la bouche et les scènes de meurtres sont parfaitement détaillées. Mais, ce livre n’est pas terrifiant, ni très gore. Certes, il y a des scènes gores mais je trouve qu’elles ne sont pas présente en excès et nous n’avons pas de hauts le coeur bien que nous suivons la captivité d’Eva.

Bref, des protagonistes attachants, un style agréable, une histoire un peu folle mais à laquelle on adhère, une histoire que nous vivons avec les personnages. Nous y croyons, nous sursautons, nous nous indignions, nous réfléchissons, nous essayons de comprendre et nous espérons que tout se terminera le mieux possible.

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

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3 commentaires sur « « De fièvre et de sang » de Sire Cédric »

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